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AOPA France

L'édito, à chaud ..


Rédigé le Vendredi 3 Décembre 2010 à 15:58 | Lu 1886 commentaire(s)


L'édito, à chaud ..

L'EASA ne réussira pas sans les pilotes!

Le 14 octobre dernier, ainsi que nous l'espérions, la Commission Européenne n'a pas voté le texte relatif à l'harmonisation des brevets et licences qui avait, entre autres objectifs, de bannir du ciel européen les avions immatriculés à l'étranger -pour ne pas dire aux USA -et les ressortissants européens volant avec des licences étrangères -pour ne pas dire américaines.
La mobilisation bien que tardive a été générale, et la victoire, bien que provisoire, est à porter au crédit des pilotes, des associations de défense des pilotes et propriétaires que sont les AOPA européennes, des associations de défense de l'industrie comme la FNAM, le GIPAG, le GAMA, l'EBM, etc. Et évidemment à celui des directions nationales de l'Aviation Civile et des parlementaires nationaux et européens: sans leur relais, rien n'aurait pu se faire à temps.
Si notre DGAC, et donc la France, a joué un rôle prépondérant dans le report de ce texte, il est dommage qu'elle n'ait pris en compte que sous la pression et dans l'urgence les nombreuses remarques préalables à la préparation de ce texte qui lui avait été adressées en temps et en heure.
 Elle aurait dû quand même comprendre que si presque 100000 pilotes européens avaient pour l'Amérique les yeux de Chimène, c'était non point par passion, mais par manque d'une réglementation adaptée à leurs besoins en matière de licences et de certification.
Une page a été tournée le 14 octobre mais rien n'est gagné, hélas.
 Le bon sens aurait voulu que l'EASA soit consciente que le camouflet qu'elle a essuyé était le résultat d'un manque de travail, d'une préparation insuffisante, d'un dévoiement de la mission sécuritaire qui lui a été confiée au profit d'une stratégie politique sur fond de rivalité avec la FM qui ne la concerne pas, et encore moins les pilotes.
Le bons sens aurait voulu que l'EASA revienne vers les acteurs que nous sommes, ceux qui justifient son existence, qu'elle nous consulte, qu'elle nous écoute et qu'elle travaille son texte pour le rendre conforme au principe de réalité et d'amélioration de la sécurité, sa fonction première.
Il n'en a rien été.
On a plutôt entendu dire que l'EASA serait partie à l'assaut des capitales européennes pour supplier les autorités nationales de ne pas scier la branche sur laquelle elle était assise, ce qui risquait d'être embarrassant pour tout le monde, et donc de voter le texte le 8 décembre prochain, un second refus risquant de détruire sa crédibilité.
Et alors?
Le combat dans sa forme la plus primaire va donc continuer plus que jamais.
 Le directeur de l'EASA, Patrick Goudou, éreinté par les parlementaires qui lui ont reproché d'avoir déclenché une campagne de mobilisation aussi importante que celle concernant la disparition de la baleine à bosse, doit se mordre les doigts de nous avoir encouragés à devenir de meilleurs lobbyers. Pourtant, je veux le persuader que nous ne sommes pas ses ennemis, mais des pilotes qui ont l'avantage de bien connaître le phénomène de tunnelisation dont son administration semble être victime.
Pour y échapper, l'EASA doit accepter le fait que l'environnement immédiat peut être trompeur, ses objectifs incertains, porter son regard ailleurs, écouter...
L'EASA ne réussira pas sans les pilotes.
L'AOPA qui est leader dans ce combat, est à son entière disposition.
Patrick Charrier, Pdt de l'AOPA-France







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