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AOPA France

Avant les élections présidentielles et législatives : pilotes, mobilisons-nous !


Rédigé le Mercredi 31 Janvier 2007 à 09:26 | Lu 9233 commentaire(s)

Message addressé à la revue aéronautique "Volez !" et à l'AOPA France
Copies adressées très respectueusement à Mesdames et Messieurs les députés : Mme Boutin, Mr Amouroux, Mr Cardo, Mr Balkany, Mr Bedier.


Les prochaines échéances électorales doivent être l'occasion de faire valoir notre droit imprescriptible de voler, en disposant d'un espace de liberté préservé.

Cela implique de tous nous mobiliser.

Négligées dans le meilleur des cas et, dans le pire, sévèrement remises en cause par des mesures iniques et sans réels fondements*, nos activités sont de plus en plus souvent sacrifiées sur l'autel de la démagogie**.
Elles exigent, pour continuer d'exister, un combat de tous les instants.
Certaines de nos fédérations s'y emploient avec courage. D'autres ont, hélas, déjà baissé les bras…
Quelques points sur lesquels il faut que nos politiques réfléchissent et se prononcent.

1. La loi sur la décentralisation :
Nous sommes nombreux à constater, tant pilotes et non pilotes, au regard de la loi sur la décentralisation, qui décharge l'état de la gestion des plateformes aéronautiques au profit de collectivités locales et/ou territoriales risque de ne servir que des intérêts particuliers ou de sociétés qui guignent après les surfaces à bâtir ou à stocker que ces plateformes représentent.
La dimension associative, qui ne rapporte rien au niveau financier aux communes, et la dimension écologique (les terrains sont  des poumons verts autour des villes, de larges espaces dégagés qu'il faut absolument préserver.
L'espace en herbe d'un aérodrome participe de par la photosynthèse au renouveau d'oxygène de notre planête...) sont mises de coté par rapport au profit qui pourrait se dégager de ces surfaces.
Il nous semble important que ce soient les Régions qui prennent les aérodromes sous leur responsabilité, en partenariat avec les communes et les utilisateurs des terrains afin de garantir leur pérénisation et d'éviter la main mise des intérêts particuliers. 
Nous devons aussi inclure les écoles et collèges dans la réflexion au regard, entre autres, du BIA (Brevet d'Initiation à l'Aéronautique) qui est mis en place dans ces mêmes écoles et collèges avec l'aide indispensable des Instructeurs des aéroclubs , de la sauvegarde des espaces de vie, … 


Nos aérodromes peuvent aussi devenir un des pôles du tourisme..

Nos aérodromes peuvent aussi devenir un des pôles du tourisme d'une part et des points d'ancrage d'industries aéronautiques décentralisées d'autre part.

L'idée est certainement à prendre en compte dans une optique de rentabilisation à moyen et long terme en préservant les activités aéronautiques, les espaces de verdure, les riverains.

Nombre de politiques nous soutiennent déjà :
Les riverains de nos aérodromes qui ont vu et compris ce qu'une plateforme verte peut apporter à chacun d'entre-nous nous soutiennent aussi.
 
Nombre de politiques l'ont aussi compris et s'inscrivent ainsi dans cette logique.
Voyez l'exemple de l'aérodrome des Mureaux ou pilotes et riverains de l'aérodrome entretiennent des liens d'amitié.  

Plusieurs de nos Ministres, Députés et Conseillers Généraux et Régionaux sont venus et reviennent régulièrement sur le terrain et pourraient en témoigner.

Notre aérodrome n'est pas un cas unique en France.


Les ZIT, en France..

2. Le problème des ZIT :
Les pays anglo-saxons avec leur pragmatisme habituel ont admis l'utilisation de l'espace aérien comme faisant partie d'un droit naturel et l'ont classé parmis leurs priorités.
Ils savent que l'économie d'un pays et la mobilité se conjuguent ensemble et que l'une découle forcement de l'autre.
La liberté de circulation aérienne, tant au Royaume uni qu'aux USA est facilitée d'autant plus que leurs deux administrations respectives chargées des questions aériennes ont pour vocation d'aider cette même circulation et ce même après les "attentats du 11 septembre 2001".


L'aviation générale civile se porte plutôt bien dans ces pays.

Suite aux attentats de ce même 11 septembre 2001, de très nombreuses Zones d'Interdiction Temporaire (ZIT) ont été créées dans l'espace aérien français. 
Elles ont pour objet déclaré de protéger des sites sensibles (centrales nucléaires, usines, édifices entre autres...). 

Tout le monde s'accorde pour dire que ces ZITs ne servent à rien d'autre qu'à essayer de rassurer le citoyen français.

Sachant qu'en vol proche d'une ZIT il faut moins d'une à deux minutes pour y pénétrer, il serait matériellement impossible à tout aéronef d'interception, quelque soit sa vitesse, d'intercepter un petit avion de tourisme qui pénétrerait dans cette zone avant qu'il ne l'ait traversée ou ne s'y soit posé.
Il faut savoir aussi que les installations nucléaires françaises ont un tel niveau de sécurité (épaisseur du béton extérieur entre autres...) qu'un petit avion de tourisme ferait à peine une égratignure en cas de collision (et en tout cas beaucoup moins qu'un camion ou un bus lancé à pleine course).
Je peux aussi imaginer l'effet de communication pour un groupe malfaisant qui passerait au travers de ces ZITs sans difficulté et qui y pénêtrerait avant même d'avoir pu être intercepté !
J'imagine quel en serait l'effet sur le citoyen qui pensait être protégé de ce type d'incursion de par les définitions même des ZITs.
De plus, les vols aux instrument (dits vols IFR) sont autorisés à y pénétrer sur clairance du contrôle donc l'interdiction officielle n'est en fait que façade.


Supprimons ces ZIT factices ..

Supprimons ces ZIT factices qui n'ont comme résultat que de générer des espaces soi-disant intraversables... et qui génèrent en réalité des risques pour les pilotes au regard du stress supplémentaire en vol que la non-pénétration de ces nombreuses très petites zones génère. (La zone d'exclusion autour est de 5 km, mesures ridicules car ce sont des distances parcourues entre 15 secondes et 1'15 par un avion léger.
Cela ne protège rien et ne fait que compliquer un espace aérien déjà fort torturé).


3. Entraves au développement de nos activités aériennes :
Depuis bientôt dix ans en France, les revues spécialisées dans l'aviation, dont entres autres la revue "Volez !" et des associations comme l'AOPA se battent inlassablement aux côtés de ceux qui souhaitent continuer à utiliser le ciel pour leurs déplacements et/ou pour leurs loisirs :
- Pétition pour le rétablissement des baptêmes de l'air (Volez ! n°11 d'avril 1998),
- Appel à la défense de l'espace aérien (Volez ! n°55 de janvier 2001-février 2002),
- Mobilisation contre les redevances (Volez ! nos 91 et 93 d'avril et juin 2005), etc.
- Confiscations ou blocages de plateformes aériennes (http://www.aopa.fr/index.php?action=article&numero=59)
- Droits de vol des avions de collection d'origines ex-militaires ( http://perso.orange.fr/alsace.historic.flight/News/warbirdsmenaces.htm  )


4. Les prochaines échéances :
Les prochaines échéances électorales – présidentielles puis législatives – nous offrent l'occasion d'interpeller ceux qui nous gouvernent (ou qui souhaitent le faire…) afin de connaître leur opinion sur la liberté qu'ils comptent nous accorder dans la pratique future de nos loisirs aériens.
Une population de 100 000 pilotes (100 000 foyers !) n'est certainement pas à négliger, la présence au second tour des élections se jouant parfois – les dernières présidentielles l'ont démontré – dans un mouchoir de poche…
Nos politiques devront donc prendre position.


L'usage d'internet permet aujourd'hui de mobiliser extrêmement rapidement ..

un nombre considérable de personnes : nous vous proposons d'utiliser cet outil pour réagir et affirmer votre détermination à sauver cet espace de liberté qui nous est cher.
Au fur et à mesure de l'état d'avancement de notre action, nous vous tiendrons évidemment informés par l'intermédiaire de ces colonnes, bien sûr, mais également au travers du site internet spécialement dédié à cette campagne : www.volez-reagir.fr
En nous mobilisant aujourd'hui, nous luttons pour la survie et l'avenir de notre passion demain !
* création des ZIT et autres zones d'interdiction de nos pratiques aériennes.
** fermetures de terrains transformés en juteuses opérations immobilières ou industrielles, confiscation de plates-formes pour des «rave-parties», «teknivals» et autres rassemblements, parfois en ignorant volontairement même des décisions de justice (voir l'article de l'AOPA : http://www.aopa.fr/index.php?action=article&numero=59), …


- Pour toutes les raisons exposées ci-dessus :
{X}   OUI je soutiens l'aviation légère,
OUI je réagis en retournant cette pétition avant le 28/02/07 à minuit par e-mail à volez@volez-reagir.fr
ou par courrier postal :
Volez ! Reagir
BP 12 
94731 NOGENT / MARNE Cedex


ou encore par fax :  +33 1 49 74 00 69

{X } OUI je désire voir mon message reporté sur le site www.volez-reagir.fr
PRENOM : Patrick
NOM : GUEDJ
DATE : le 29 / janvier / 2007

INFORMATIONS ME CONCERNANT :
(Facultatif : aéro-club, titulaire d'une licence ou non, qualif., etc.)
Je suis membre du Bureau de deux aéroclubs situés sur l'aérodrome des Mureaux et titulaire d'une license PPL et Vol de nuit :
• Aéroclub Paul Louis Weiller (étant pilote et handicapé physique moi-même)
• Vice Président  de l'Aéroclub de Neuilly sur Seine







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